Réunie en urgence ce 6 janvier 2026, la section du Logone Occidental du Syndicat des Enseignants du Tchad (SET) a dénoncé l’inertie gouvernementale concernant la mise en œuvre effective du Décret 2850. Les enseignants de Moundou appellent à la signature sans délai du protocole d’accord pour sécuriser leur nouveau cadre juridique et la revalorisation de leur carrière.
Un statut professionnel et des primes dans l’incertitude
Au cœur de la discorde, le Décret 2850 représente une avancée majeure que les enseignants attendent de voir concrétisée. Ce texte réglementaire est conçu pour redéfinir les perspectives de carrière au sein de l’éducation nationale, tout en instaurant de nouvelles primes et en garantissant le maintien des avantages acquis. Pour le SET-LOC, la lenteur de l’exécutif à valider les modalités d’application de ce décret est le signe d’une « mauvaise volonté » manifeste qui fragilise davantage une corporation déjà confrontée à une précarité sociale et professionnelle aiguë.
Le SET s’oppose à l’exclusion des négociations sociales
Le syndicat exprime une frustration particulière face à la méthode de dialogue adoptée par les autorités. Dans son communiqué, le SET-LOC fustige la décision du gouvernement de confier les discussions sur le « Pacte Social » à une autre plateforme syndicale, une manœuvre perçue comme une tentative de marginalisation du SET. Les représentants de Moundou exigent le rétablissement d’un échange « direct, franc et responsable » avec leurs interlocuteurs gouvernementaux, refusant que les négociations soient diluées par l’intervention d’organisations qu’ils jugent non concernées par leurs revendications spécifiques.
La branche provinciale du SET met le gouvernement face à ses responsabilités, l’exhortant à agir pour restaurer une image de marque qu’elle considère comme sérieusement dégradée. Le rétablissement du climat social dans les écoles du Logone Occidental dépend désormais de la diligence des autorités à signer, sans condition, ce texte crucial.












