Le général Mamadi Doumbouya a été officiellement proclamé vainqueur de l’élection présidentielle du 28 décembre dernier avec un score écrasant de 86,72 %. Dans une allocution solennelle faisant suite à la validation des résultats par la Cour suprême ce 4 janvier 2026, le nouveau président élu a placé son mandat sous le signe de la réconciliation et de l’affirmation de l’autonomie nationale.
Un plébiscite institutionnel pour clore la transition
La Cour suprême de Guinée a scellé le destin politique du pays en confirmant, lors d’une audience solennelle le dimanche 4 janvier au soir, la victoire dès le premier tour de Mamadi Doumbouya. Avec près de 87 % des suffrages, l’ancien chef de la junte transforme son autorité de transition en une légitimité électorale incontestable sur le plan institutionnel. Ce verdict clôt un processus électoral amorcé le 28 décembre 2025, marquant officiellement le retour à l’ordre constitutionnel souhaité par les partenaires régionaux.
Malgré un climat marqué par le boycott de certaines formations politiques historiques et l’absence de figures de l’opposition, les autorités ont salué la maturité du peuple guinéen. Pour le pouvoir en place, ce résultat est la validation de la « dynamique nouvelle » insufflée depuis 2021. L’Union Africaine s’est d’ailleurs félicitée, ce 5 janvier, du bon déroulement global du scrutin, y voyant un signal de stabilité pour la sous-région.
Le défi de la réconciliation et de l’indépendance politique
Au cœur de son plaidoyer, le président élu a exhorté ses concitoyens à « bâtir une Guinée de souveraineté ». Ce concept, pilier de son discours de victoire, souligne une volonté de rompre avec les influences extérieures pour définir une voie de développement strictement guinéenne. Mamadi Doumbouya a affirmé que le pays a démontré sa capacité à « choisir son destin dans la paix et le respect des institutions », faisant de la cohésion sociale la priorité absolue de son nouveau quinquennat.
L’enjeu est désormais de transformer cet appel à l’unité en une réalité inclusive. En s’adressant même à ceux qui n’ont pas participé au vote, le chef de l’État tente de désamorcer les tensions persistantes. Cette main tendue vise à consolider une paix sociale encore fragile, tout en positionnant la Guinée comme une nation maîtresse de ses ressources et de ses choix politiques face aux enjeux globaux.
L’accession de Mamadi Doumbouya à la présidence élue ouvre une ère de défis majeurs pour Conakry. Si la victoire électorale est actée, la réussite de son plaidoyer pour l’unité nationale dépendra de sa capacité à intégrer les voix dissidentes et à concrétiser ses promesses de souveraineté économique. La stabilité de la Guinée reste un pivot essentiel pour l’équilibre de l’Afrique de l’Ouest.
Pour approfondir ce tournant historique, vous pouvez visionner ce reportage sur la proclamation des résultats de l’élection présidentielle guinéenne.
Cette vidéo présente les détails chiffrés et l’ambiance officielle entourant l’annonce de la victoire de Mamadi Doumbouya par les autorités électorales.












