Le bilan de la 35ᵉ Coupe d’Afrique des nations organisée au Maroc dépasse la simple dimension sportive.
Le royaume a profité de l’événement pour réaffirmer, sur la scène africaine, la solidité de ses institutions et la crédibilité de sa diplomatie face aux campagnes hostiles.
Un communiqué royal à la tonalité stratégique
Jeudi dernier, un communiqué du Cabinet royal a attiré l’attention des observateurs. Pour de nombreux analystes spécialisés en relations internationales et en géopolitique, le texte s’est distingué par un ton ferme, confiant et sans ambiguïté. Aux yeux de ces experts, il tranche avec les tentatives de manipulation et de désinformation menées contre le Maroc, notamment à l’issue de la compétition.
Ce langage reflète la conviction que ces offensives sont vouées à l’échec, car elles se heurtent à des faits tangibles et à des acquis nationaux qui résistent au doute.
Le communiqué met également en avant un élément jugé central par plusieurs universitaires : la lucidité du peuple marocain. Cette « conscience collective » est présentée comme un pilier de la sécurité stratégique du pays, un atout capable de neutraliser les tentatives de division et de préserver la confiance entre citoyens et institutions. Pour les experts, cette maturité populaire constitue désormais un rempart contre la désinformation, les discours de haine et les instrumentalisations médiatiques.
Une CAN convertie en levier de soft power
L’interprétation du politologue Mohamed Neshtaoui éclaire les enjeux du moment. Selon lui, le message royal dépasse le cadre marocain et interpelle les partenaires africains du Royaume. Il estime qu’il s’agit d’une réponse directe aux polémiques post-finale, exploitées par certains acteurs hostiles pour perturber les relations du Maroc avec le continent.
Neshtaoui souligne que l’organisation de la CAN illustre la puissance du soft power marocain : des infrastructures modernes, une logistique maîtrisée, une compétition bien structurée et une sélection nationale respectueuse du fair-play. Malgré la déception sportive ressentie par une partie de l’opinion, cette posture a renforcé l’image du Maroc auprès de nombreux observateurs africains et internationaux.
Il note également que cet épisode a confirmé la profondeur de l’ancrage africain du Royaume, historiquement arrimé au continent, et sa capacité à transformer de grands rendez-vous sportifs en vitrines de professionnalisme et de cohésion sociale.
Désarmer la désinformation et protéger l’ancrage africain
Pour le chercheur Lahcen Aqartit, la publication du communiqué royal intervient dans un contexte marqué par une intensification des campagnes médiatiques hostiles, notamment de la part de médias affiliés au régime algérien et d’autres cercles adverses. Selon lui, ces offensives visent à ternir l’image du Maroc et à exploiter les événements sportifs pour attiser la discorde entre peuples africains.
Face à cela, Aqartit appelle à renforcer la vigilance politique et médiatique interne. Il insiste sur l’importance d’armer l’opinion publique contre les discours malveillants, rappelant que l’Afrique constitue un choix diplomatique majeur pour le Maroc, fondé sur des partenariats Sud-Sud durables et des liens historiques profonds.
Pour le chercheur, les tentatives visant à isoler le Maroc de son environnement naturel sont vouées à l’échec. Les relations humaines, culturelles et économiques tissées sur plusieurs décennies demeurent solides. Il conclut que la conscience collective du peuple marocain, associée à son attachement aux valeurs de fraternité et de coexistence, représente la meilleure garantie pour neutraliser les stratégies de division et poursuivre une trajectoire de développement partagé avec le continent.
L’épisode CAN révèle un enjeu plus large : l’influence africaine est désormais aussi affaire de souveraineté narrative. En combinant organisation réussie, soft power et communication politique, le Maroc rappelle qu’en Afrique, les compétitions sportives sont autant des terrains d’expression diplomatique que des moments de fête populaire. Pour le royaume, la séquence confirme un fait essentiel : l’enjeu n’était pas uniquement de gagner sur le terrain, mais de consolider sa place dans le jeu continental.












