La couronne de Miss Cameroun 2025 vacille. Accusée par le COMICA de manquements contractuels répétés, Josiane Golonga dispose de cinq jours pour s’expliquer, sous peine de perdre son titre et ses attributs officiels.
La crise est désormais ouverte entre le Comité d’Organisation de Miss Cameroun (COMICA) et HARANGADA GOLONGA Josiane, élue Miss Cameroun 2025. Ce qui relevait jusque-là de tensions en coulisses s’est transformé en affrontement public, à travers une série de communiqués qui exposent une rupture manifeste entre les deux parties.
Une mise en demeure formelle du COMICA
Dans un courrier daté du 13 février, le COMICA indique avoir saisi un cabinet d’avocats afin d’adresser à la Miss 2025 une « ultime demande d’explications contenant mise en demeure de se conformer aux clauses contractuelles sous peine de sanction ». Le comité reproche à Josiane Golonga plusieurs manquements : absences répétées, retards lors d’événements officiels et refus de participation à certaines activités prévues dans le cadre de son mandat.
Le document évoque également des exigences formulées par la reine de beauté. Selon le COMICA, elle aurait demandé le paiement de ses salaires de décembre et janvier, la mise à disposition de sa voiture de service, l’arrêt de l’utilisation de son image sur la page Miss Cameroun ainsi que la non-ingérence du comité dans sa vie privée.
Face à ce qu’il considère comme une rupture contractuelle non verbalisée, le COMICA a déclenché une sommation : la Miss dispose d’un délai de cinq jours pour se présenter et se conformer aux clauses signées. À défaut, des sanctions pourraient être appliquées, allant jusqu’au retrait de la couronne, de la voiture et des avantages liés à son statut.

La communauté Massa monte au créneau
À l’origine de l’escalade, un communiqué de la communauté Massa, qui a publiquement interpellé le COMICA. Elle accuse le comité d’inaction face aux attaques en ligne dont serait victime leur fille, évoquant un cyberharcèlement permanent, des moqueries et des menaces.
Cette prise de position communautaire a marqué un tournant. Plutôt qu’un apaisement, elle a précipité une réponse juridique du comité, révélant l’ampleur des dissensions internes.
Opinion publique divisée, silence de la Miss
Sur les réseaux sociaux, le débat enfle. De nombreux internautes s’interrogent sur la posture adoptée par Josiane Golonga. Certains reprennent les griefs du COMICA et qualifient son attitude de capricieuse. D’autres restent attentifs à une éventuelle version des faits de l’intéressée.
À ce stade, Miss Cameroun 2025 ne s’est pas exprimée publiquement sur la mise en demeure. La page officielle de Miss Cameroun met désormais en avant les activités de la première dauphine ainsi que celles des anciennes lauréates, un signal interprété par certains comme un repositionnement stratégique en cas de destitution.
Une crise aux répercussions symboliques
Au-delà du différend contractuel, cette affaire pose la question de la gouvernance des concours de beauté en Afrique et de la gestion de l’image publique des lauréates. Le bras de fer entre le COMICA et Josiane Golonga pourrait créer un précédent, tant sur le plan juridique que médiatique.
Dans les cinq prochains jours, l’avenir de la couronne Miss Cameroun 2025 se jouera donc dans un cadre formel. Une décision qui pourrait redéfinir l’équilibre entre obligations contractuelles, protection institutionnelle et autonomie personnelle.












